Sébastien ARROUET candidat à l'élection de Maire (Municipales à Orvault)

« ÊTRE CANDIDAT, C’EST L’ÉCOLE DE L’HUMILITÉ »

L’enfant d’Orvault a beaucoup grandi. Il a surtout beaucoup travaillé et fédéré naturellement au fil des années. Candidat « le plus central » de cette élection, il est devenu plus qu’un challenger.


En 2001 déjà, Presse Océan le surnommait : « Monsieur une idée par seconde ». Depuis rien n’a changé ou presque.
A 17 ans il a créé le MiniMondial de football sur les bancs du lycée Nicolas Appert. Ils ont grandi ensemble : en 20 ans, plus de 20.000 enfants ont été accueillis sur les pelouses d’Orvault, des plus prestigieux clubs européens aux équipes locales. Le tournoi, devenu l’un des plus importants de France, s’est forgé une image éclectique et inclusive : à l’image de son fondateur et de l’équipe qu’il constitue pour révéler Orvault et réveiller sa mairie.
C’est d’ailleurs avec le Maire que l’aventure commence, en 2008, lorsqu’il lui confie le portefeuille de la jeunesse. Arrouët lance alors de nombreuses initiatives comme le « pass permis de conduire », la construction du skate-park de Gagné et le « forum job d’été » devenu « Chrono’Jobs ».
LA CULTURE ET LE MOUVEMENT
Devenu adjoint au Maire délégué à la culture en 2014, il séduit vite par son écoute, son ouverture, son entrain et il assimile rapidement les codes. Il va jusqu’à chercher Jinks Kunst, l’artiste qui détourne les panneaux de signalisation pour que ce dernier transforme les bancs du parc de la Gobinière avec les yeux de Simone Veil et de Zinedine Zidane. Le futur candidat, pas si pressé qu’il n’y paraît, profite de son mandat pour réinventer, par étape, l’école des Musiques. Il développe également l’atelier des créateurs pour les artistes du cru et la serre de la Gobinière sera également rénovée.
IL Y A CEUX QUI PARLENT ET IL Y A CEUX QUI AGISSENT
Depuis deux ans, c’est lui qui donne le tempo de la campagne municipale. « C’est construit et transparent » apprécie André Louisy, élu Maire d’Orvault à 41 ans et qui soutient l’adjoint à la culture.
Dès l’été 2019, il promeut un projet de ferme maraîchère pour les écoles avec la faveur du pionnier français, l’écologiste Gilles Pérole. C’est son projet phare qui sera alors repris par l’un de ses concurrents et rejeté par l’autre.
Il n’a pas peur de nommer les problèmes (sécurité, quartiers oubliés et petite-enfance), dévoile entièrement son futur organigramme (une première à Orvault) et prend la position
la plus affirmée contre le contournement « une fausse bonne idée ». Surtout il s’entoure des meilleurs pour mettre en action un projet ambitieux et réaliste : le maraîcher bio des Anges et le médecin nutritionniste du Petit-Chantilly pour la ferme, la référente zéro-déchet de la Bugallière pour l’écologie. « Des personnalités qui avaient toute leur place aux côtés d’un Jean-Sébastien Guitton, mais qui taillent la route électorale avec Sébastien Arrouët » écrit Ouest-France. On y trouve aussi un ancien grand patron de la police pour la sécurité, une figure de la gauche métropolitaine pour l’inclusion, un « Père la rigueur » pour les finances et surtout des amoureux d’Orvault pour qui la politique n’est pas une rente.
UN CANDIDAT TOUT TERRAIN
Être candidat c’est l’école de l’humilité « dans la même journée on est le meilleur et le pire ». Alors pourquoi être candidat ? Une sorte d’émancipation après 12 ans dans les pas de Joseph Parpaillon. « J’ai toujours préféré être qu’avoir. Être, c’est l’agilité, c’est la remise en question, c’est le cœur de l’action. Avoir, c’est l’entre-soi ». Il prend un risque et cela lui correspond. « C’est un caractère entier, il ne peut pas faire semblant » glisse son directeur de campagne. Élevé au lait associatif « où la patience, la tolérance et le collectif sont des maîtres mots », il mène une première expérience entrepreneuriale mitigée, avant de fonder la société Sporevents en 2016, créatrice d’événements sportifs.
PARTAGER ET ÉCOUTER
Avant de prôner un vérifiable dialogue citoyen sans filtre avec tous les habitants, il l’a appliqué méthodiquement avec son équipe.
« Vous ne voterez peut-être pas pour moi mais certainement pour l’un des membres de mon équipe » aime-t-il répéter. En effet, il dispose de l’équipe la plus complète, la plus équilibrée. Capable aussi bien de parler avec conviction d’écologie que de solidarité, d’éducation ou encore d’économie. « C’est un pragmatique » disent de lui ses amis et ses concurrents. Fils de commerçant, il aime le contact direct et la politique par la preuve. Pour cela, il a organisé une grande consultation citoyenne pendant un an et participé à 40 réunions privées chez les habitants. « L’écoute, c’est la première des politiques » complète Elie Brisson, l’un des premiers à avoir soutenu Sébastien Arrouët et ancien premier adjoint de Joseph Parpaillon.
Lors du premier tour il a gagné son premier pari : jouer dans la même cour que ses deux concurrents. Monique Maisonneuve était portée par Joseph Parpaillon et Jean- Sébastien Guitton soutenu par une gauche partisane. « Lui, il ne doit son score qu’à lui-même » complète l’ancien Maire. « Ou plutôt à mon équipe » corrige Sébastien Arrouët. La campagne qu’il a menée sur un temps long l’a préparé à devenir le Maire d’Orvault. Le tout avec énergie, humanité et optimisme. Comme lors des deux mois de confinement où il a orchestré un lien artistique entre les enfants et les deux EHPAD d’Orvault, le réseau Entraide à Orvault, les contes en ligne de la médiathèque et le portage de livres au domicile des personnes isolées. Un candidat toujours en mouvement, même quand tout est figé.